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Fibromyalgie et Sophrologie cas de Nathalie 48 ans

  • Photo du rédacteur: Pascale Ricard-Bredeka
    Pascale Ricard-Bredeka
  • 23 févr. 2018
  • 3 min de lecture

La fibromyalgie est un syndrome caractérisé par des douleurs diffuses dans tout le corps (pendant plus de 3 mois), une grande fatigue et des troubles du sommeil (manque de sommeil réparateur).

Ce syndrome est reconnu depuis 1992 par l'OMS.

En l'absence de causes précises et de résultats médicaux pouvant expliquer ces douleurs, la fibromyalgie a longtemps été incomprise et ignorée par le corps médical.

Il y a une vingtaine d'années, lorsque j'ai commencé à travailler en officine en tant que pharmacienne, je ne prenais pas au sérieux les femmes qui se plaignaient de douleurs invalidantes nécessitant l'arrêt de leur travail, alors que tous leurs examens médicaux étaient normaux. Au fil des années, j'ai commencé à m'intéresser à cette pathologie incomprise et j'ai peu à peu pris la mesure de leur souffrance tant physique que psychique. J'étais cependant contrariée de délivrer jusqu'à une centaine de boites d'antalgiques codéinés par an pour soulager les douleurs de ces patientes.

En France, 2% environ de la population souffre de ce syndrome, 80% étant des femmes adultes. Même si les causes précises ne sont pas encore connues, on sait aujourd'hui que des facteurs physiologiques tels que des anomalies du système nerveux, des perturbations hormonales et des facteurs génétiques sont en cause. Certains traumatismes physiques (accidents) et émotionnels, des infections par des virus ou une bactérie (maladie de Lyme) pourraient également être impliqués dans le déclenchement de la fibromyalgie.

Un événement très éprouvant (viol, inceste, agression, attentat...) vécu à l'enfance ou à l'adolescence suivi par un 2e événement émotionnel très stressant à l'âge adulte peut déclencher ce syndrome.

Nous verrons un peu plus loin le cas de Nathalie.

De nombreuses études montrent un lien fort entre la fibromyalgie, l'anxiété et la dépression. Les troubles anxieux sont souvent présents avant l'apparition des douleurs (3/4 des patients) tandis que la dépression apparaît le plus souvent après le début de la fibromyalgie.

Une dépression chronique finit naturellement par entraîner des douleurs et une douleur chronique, une dépression. S'ensuit un cercle vicieux.

La fibromyalgie n'est pas une maladie grave mais pénible et invalidante. Elle entraîne des répercussions sur la vie quotidienne, familiale et professionnelle conduisant souvent à l'arrêt du travail. Une étude suédoise a montré que le maintien d'une activité professionnelle aménagée si les douleurs sont trop importantes était bénéfique sur un plan psychologique et physique.

La sophrologie est particulièrement indiquée dans ce syndrome pour réduire le stress et les douleurs, et par conséquent la diminution de consommation de médicaments antalgiques.

Elle peut permettre de reprendre une activité professionnelle et une vie au quotidien plus confortable et supportable.

Cas de Nathalie 48 ans:

Depuis 10 ans Nathalie souffre de douleurs importantes au niveau du dos qui ont eu comme conséquences de nombreux arrêts de travail et une forte consommation d'antalgiques codéinés. Elle travaillait à la Poste et distribuait le courrier. Les médicaments, le port d'une ceinture lombaire, un changement de poste (travail en bureau) au sein de l'entreprise n'a rien changé. Elle a passé de nombreux examens, fait des séances de kiné, d'ostéopathies etc...Tous les examens étaient normaux mais les douleurs présentes. Depuis 3 ans Nathalie ne travaille plus et s'enferme dans une routine douleurs-médicaments-consultations médicales-médicaments...

Nathalie a subi des attouchements sexuels par un membre de sa famille alors qu'elle avait à peine 10 ans. Aucune plainte n'a jamais été déposée. Elle a vécu 2 séparations amoureuses difficiles et vit actuellement seule.Elle est extrêmement anxieuse et a une faible estime d'elle même.

Elle a commencé une psychothérapie en même temps que des séances de sophrologie à mon cabinet il y a 1 an. Depuis 3 mois elle a recommencé à travailler à mi-temps, fait de la marche le we et va à un cours de gym aquatique une fois par semaine.

Elle a pratiquement arrêté sa consommation quotidienne d'antalgiques et n'en prend qu'à l'occasion (1 à 2 fois maxi par semaine et dans des quantités moindres), lorsque les douleurs sont trop fortes. Elle a divisé par 10 sa consommation et gère sa douleur grâce à des "techniques-outils" de sophrologie.

Elle prend peu à peu confiance en elle et a des projets.

Elle dit que la vie et son futur lui paraissent moins sombre.

Pascale Ricard, Pharmacien et Sophrologue.

Février 2018.

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